Assemblée générale

Notre assemblée générale a permis de faire le point sur la situation de l’association.

Le président Michel Ravey, dans son rapport moral, a rappelé qu’il avait avec lui une équipe dynamique et motivée. Il a débuté son discours par ces quelques mots : « Il est important de garder le contact et un lien vraiment humain. Je suis heureux d’ouvrir avec vous en présentiel cette 6ème assemblée générale….notre modeste équipe est travailleuse et motivée, on arrive à monter des projets, à faire des choses ». Il a aussi expliqué que l’engagement associatif c’est avant tout penser autres sans en attendre de retour et que le patrimoine bâti, historique ou culturel est un sujet qui intéresse beaucoup les San rémois. Il a fait part à Jérôme Vincent adjoint à la commune, à Roland Demain président de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Chalon-sur-Saône (SHAC) et aux personnes présentes de la difficulté pour St Rémy Patrimoine à recruter de nouveaux membres. « Quand on rencontre du public, quand on fait des manifestations, l’attrait est là, il y a des encouragements mais certains intéressés ne franchissent pas le seuil de l’inscription… » Pour la pérennité de l’association le président souhaite mettre l’accent sur le recrutement en proposant aux San rémois des activités innovantes et rassembleuses.

Jean-Paul Coulon, secrétaire de St Rémy Patrimoine a expliqué que les associations en général ont été fortement impactées dans leurs activités en 2021 par la situation sanitaire. Les associations ont payé un lourd tribut dû à la pandémie avec l’isolement des membres, l’interdiction du présentiel, le report ou annulation. Heureusement pour St Rémy Patrimoine, il n’en a rien été comme l’a évoqué le secrétaire avec des moments forts comme la rencontre patrimoniale à Fontaines, la participation au forum local des associations en septembre 2021, la participation aux journées européennes du patrimoine, l’organisation du 4ème concert de noël pour n’en citer que quelques-uns.

Financièrement, la trésorerie est saine et en l’absence de la trésorière c’est Jean-Paul Coulon qui a présenté les comptes de l’exercice 2021, comptes qui ont été vérifié comme il se doit avant la présentation aux membres de l’association.

Le président a énoncé un certain nombre de projets qui sont ouverts à discussion et seront mis en forme durant cette année 2022.

Extraits de la publication sur infos Châlon de monsieur Cleaux.

Bertrand VOISEAU

Source: Emmanuel Mère

Bertrand Voiseau, enfant unique de Lucien et Louise Voiseau nait à Saint-Rémy le 13 novembre 1929.

Il passe son enfance dans le quartier du Carcan.

Après la guerre, il est apprenti-ajusteur dans l’entreprise Pinette, où travaille son père.

Appelé sous les drapeaux, il réalise un rêve d’enfance en intégrant la marine.

A sa demande, il devient mécanicien. Il embarque le 22 août 1950 sur la Frégate météorologique  Laplace.

Le 15 septembre  au retour de sa mission, le bâtiment qui doit rallier Saint-Malo (35), est contraint de mouiller en baie de La Fresnaye (22) à cause du mauvais temps.

Vers une heure du matin le 16, le navire balloté par la houle et les vents heurte une mine immergée par la Kriegsmarine durant la guerre. L’explosion ouvre une brèche dans la salle des machines.  Le bateau coule en 10 minutes. 51 des 92 hommes d’équipages périssent.

Parmi eux, Bertrand Voiseau 20 ans. Son corps sera retrouvé sur la plage de Granville. Il repose au cimetière de Saint-Rémy. Son nom figure, avec celui de ses 50 camarades, sur le monument commémoratif de la tragédie érigé à Saint-Cast le Guildo (22).

Pour en savoir plus : Notre ami Emmanuel Mère auteur Givrotin, a consacré à son cousin B.Voiseau, un chapitre de son livre « Une histoire simple ».

 Étymologie, toponymie, topographie

I/ Étymologie

L’origine du nom de Saint-Rémy vient du latin Remigius qui désignait le peuple gaulois des Rèmes  (La guerre des Gaules de Jules César). Leur nom signifie «les premiers».

Le chef-lieu  des Rèmes était Durocorter (Durocortorum en latin), actuelle Reims, par ailleurs ville de Saint Rémi, évèque de Reims mort en 533, celui-là même qui baptisa Clovis 1er en 496 environ. Le nom du village était celui de l’église. En France,  53 villes portent le nom  ou s’en rapprochant. [1]


[1] Cercle généalogie Chalon sur Saône

            Prononciation

La prononciation actuelle (2020) est Saint-Rémy.

Cependant, les habitants les plus âgés prononcent encore Saint R’my, qui, selon M. André BAILLY, ancien Président de le Société d’Histoire et d’Archéologie de Chalon (SHAC), aujourd’hui décédé, était la prononciation correcte :

«M. André BAILLY, dans une petite causerie : « Comment l’histoire peut s’écrire », cite quelques exemples fâcheux, ne correspondant pas à l’Histoire ni aux documents qui subsistent.

… On voit la même faute à Saint-R’my (Saint Remigius), où le village paraît avoir disparu au profit d’une petite ville, formée d’étrangers qui imposent Saint-Rémy ; les autorités ont bien créé un blason ayant une allure ancienne (roue éduenne, colonne romaine), mais nient les siècles de Saint-R’my comme si elles en avaient honte.»…[1]

            Gentilé

Les habitants se nomment les San-Rémois et les San-Rémoises.


[1] SHAC – TOME 52 1982-1983

II/ Toponymie

            Evolution du nom de Saint-Rémy

Capellanus de Sancto-Remigio, 1211 (Ferté, H 26).

Saint-Remey près de Chalon, 1360 (C.O., B 11538, f. 6).

Sanctus-Remigius prope Cabilonem, 1366 (C.O., B 10513).

Saint-Remy, 1381-82 (C.O., B 11539, f. 46).

Saint-Romey, 1394 (C.O., B 11540, f. 25).

Saint-Remi, 1431 (C.O., B 11547, f. 26).

Saint-Reymy, 1464 (C.O., B 431).

Saint-Remy prez de Chalon, 1473 (C.O., B 11723, f. 249).

Sainct Remy lez Chalon, 1503 (C.O., B 11730, f. 361).

Sainct Remy prés Chalon, 1548 (C.O., B 10627).

Saint-Remy, 1666 (C.O., C 2887, f. 981).

Saint-Remy-sur-Saône, 1783 (Nouveaux états généraux, f. 274 v.).

Saint-Remy, 1790 (Archives nationales, D IVbis 89).

Bellevue sur-Saône, 1793 (Lexique Noms révolutionnaires, p. 671).

Saint-Remy, an X (bull. des lois, n° 157).

Prononciation traditionnelle : Saint-Remi (et non Saint-

Rémi).

En 1789, Saint-Remy dépendait des bailliages et recettes de Chalon-sur-Saône. Son église, sous le vocable de Saint-Remi, du diocèse et de l’archiprêtré de Chalon-sur-Saône (anc.archiprêtré de la Montagne), à la collation de l’évêque.

Chapelle Saint-Pantaléon à Escles.

Pendant la période intermédiaire, Saint-Remy a fait partie du canton de Varennes-le-Grand.

SAINT-REMY, anc. faubourg, commune de Chalon-sur-Saône.

1844 (Etat-major). Avant 1855, commune de Saint-Cosme.

III/ Topographie

Saint-Rémy fait partie aujourd’hui du canton-sud de Chalon sur Saône. La majeure partie de son territoire est située dans un quadrilatère délimité au nord par une voie ferrée secondaire (qui sépare Saint-Rémy des Charreaux, quartier excentré de Chalon sur Saône), à l’ouest par l’autoroute A6, à l’est par la nationale 6 et la Saône, et au sud par la nationale 80 (route de Buxy).

Deux voies importantes desservent la commune : la D69 ou route de Givry, et l’ancienne « Voie Romaine », la rue Auguste Martin. Le bourg de Taisey centralise l’activité San Rémoise au-delà de l’autoroute A6. Il s’y maintient une activité agricole.

Les espaces de verdure ont été sauvegardés, malgré le développement de l’habitat et de la population. 

            Naissance de la commune

Saint-Rémy est connu depuis l’époque Gauloise (Eduens). Des vestiges d’une villa gallo-romaine ont été mis au jour lors du terrassement en 1970 de l’autoroute A6 (des mosaïques de fresques découvertes en ce lieu sont visibles au Musée Denon à Chalon sur Saône – les couleurs sont encore bien vives.), au lieu-dit «Vigne de Saule».

Avant 1789, la paroisse de Saint-Rémy était composée de deux seigneuries :

  • Les seigneuries de Taisey Escles et Cortelain qui appartiennent à la famille Burgat depuis 1712, domaine opulent avec ses bois, ses vignes, ses terres, ses moulins et le Château de Taisey (maison forte avec sa tour carrée qui subsiste et le château du XVIIème).

La seigneurie de Saint-Rémy qui appartient au Duc de Rohan-Chabot depuis 1758, bien plus modeste, avec  2 ha de terres labourables, 12 ha de prés, une vigne de 6 ha et le moulin de Droux et sa modeste maison à colombages qui tient lieu de château.

En 1790, le 20 février, naît la commune de Saint-Rémy.

En application du décret du 14 décembre 1789 de l’Assemblée Nationale, des affiches sont apposées à Saint-Rémy et le dimanche 7 février 1790 une publication est faite à la messe paroissiale pour fixer au 20 février 1790 la convocation de « l’assemblée des habitants de la communauté de Saint-Rémy pour l’organisation de leur municipalité.

Le procès-verbal de cette Assemblée du 20 février 1790 apporte les précisions suivantes

« La population de la communauté de Saint-Rémy et des hameaux qui en dépendent est composée de 716 «âmes» réparties dans 147 «foyers» comprenant :

  • 126 hommes «tenant feu»
  • 143 femmes dont 21 femmes «tenant feu» 
  • 163 enfants mâles et 178 enfants femelles
  • 52 domestiques mâles et 54 domestiques femelles.

Seuls 85 hommes participeront au vote. Ce sont les citoyens «actifs», assez aisés pour payer un impôt au moins égal à trois journées de travail. Tous sont aussi éligibles à la Municipalité qui devra comprendre 17 membres – dont «1 maire, 5 échevins, 1 procureur et 12 notables».

L’élection eut lieu à bulletin secret – chaque électeur rédigeant son billet et le déposant dans un vase.

Le 1er acte de l’Assemblée fut de désigner par voix du scrutin «un président » et un «secrétaire-greffier»  responsable du bon déroulement de l’Assemblée.

Furent élus respectivement le «Sieur Pelgrin, notaire à Taizey» à la présidence et le «Sieur Lazare Grizeaud, bourgeois à Saint-Rémy» au poste de Secrétariat de l’Assemblée.

Le dépouillement de 4 scrutins fut effectué par les 3 scrutateurs désignés au préalable par l’assemblée.

1er scrutin : Sieur Pelgrin, élu 1er maire de Saint-Rémy avec 50 voix

2ème scrutin : les 5 échevins élus à la majorité absolue sont :

Claude Dupoint, laboureur à Saint-Rémy (57 voix)

Pierre Derain, laboureur à Escles (50 voix)

François Vizier, laboureur à Saint-Rémy (47 voix)

Joseph Dard, maréchal-ferrand à Taisey (46 voix)

S.Vattet, fermier à Cortelin (45 voix)

3ème scrutin : élu «procureur de la commune» : Jean Baron, laboureur à Taisey (49 voix)

4ème scrutin : les 12 «notables» élus, tous «laboureurs» (c’est-à-dire paysans propriétaires) furent dans l’ordre des voix obtenus :

Louis Gautheron l’ancien (Taisey), Marcel Bergerot (Taisey), Claude Roufard (Saint-Rémy), Alphonse Champion (Cortelin), Jean Poulet (Taisey), Hugues Leborgne (Taisey), Louis Friaud (Saint-Rémy, Louis Gautheron le jeune (Taisey), Charles Jacquet (Taisey), Pierre L’Homme (Taisey), Jacques Goujon (Taisey) et Jacques Pernette (Saint-Rémy).

A l’issue de ces scrutins «Maire, Echevins, Procureur de la commune et Notables ont renouvelé leur serment en présence de ladite Communauté Assemblée».

L’Assemblée ayant été close, ils se sont réunis ensuite pour un premier Conseil Municipal dont la première décision fut de désigner «à une voix unanime» le Sieur Grizeaud au poste de «secrétaire-greffier de la Municipalité ». [1]

Pascale BARBIER


[1] Source Bulletin Municipal N° 12 – 1986 – article de M. Georges MONNERET.

Concert Gospel

Nous avons eu le plaisir de recevoir, le dimanche 17 novembre, à l’espace Brassens, le groupe Gospel de Chalon sur Saône, pour un concert extraordinaire.

Plus de cent choristes sur scène, un public nombreux et ravi, des bénévoles merveilleux…une belle recette pour un événement réussi !